A VISITER A CHEVAL SUR LA R.O.B

INTERET CULTUREL - TOURISTIQUE - PATRIMONIAL - SITES REMARQUABLES

Description

HISTOIRE DE LA BIGORRE :
Le comté de Bigorre, qui est situé dans le duché de Gascogne, apparait au IXe siècle et est rattaché au domaine royal une première fois en 1302, avant d'en être détaché de 1425 à 1607.

On assimile souvent la Bigorre à l'actuel département des Hautes-Pyrénées, mais celui-ci ne représenterait, en fait, qu'une vaste partie ouest du territoire qui peut lui être attribué. C'est à l'époque de Charlemagne que sont définies ses frontières. Elle est alors un comté relevant du duché de Vasconie.

À partir de la partie centrale de la chaîne des Pyrénées, la Bigorre s'étend, ainsi, au nord, dans l'axe des cours supérieurs du Gave de Pau et de l'Adour. Région montagneuse, elle est frontière avec la péninsule Ibérique et culmine, au pic Vignemale, à 3 298 m.

Son territoire est souvent dépeint par l'égrenage de ses multiples vallées. On peut ainsi distinguer plusieurs ensembles. Au centre, la vallée de Campan et ses vallées attenantes, soit la vallée de Payolle, celle de Gripp et celle de Lesponne, viennent en prolongement de celle dite de l'Adour s'étendant plus au nord. Cette dernière parcourt la Bigorre depuis la landaise Aire-sur-l'Adour en passant par Tarbes et Bagnères-de-Bigorre. Plus à l'est, sur les piémonts encadrant Bagnères-de-Bigorre, le relief tourmenté des Baronnies vient s'intercaler entre la vallée de l'Adour et celle de Neste. Cette dernière vient s'adjoindre aux vallées d'Aure, de Barousse et de Magnoac pour former un territoire ayant joui d'une certaine indépendance jusqu'au XVIIIe siècle et dénommé les Quatre-Vallées. Au sud-ouest de cet ensemble, se situe la réserve naturelle du Néouvielle et le massif du même nom. Plus à l'ouest encore, s'étend la vallée du gave de Pau avec en son sein Lourdes et en amont de celle-ci le Lavedan et ses principales villes soit Argelès-Gazost, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur. Plus au nord, Lourdes et Tarbes communiquent en marge d'Ossun et des collines du dit Marquisat.

 

ECONOMIE :

La Bigorre, pays de culture du maïs et d'élevage, est largement tournée vers la production alimentaire. Elle compte de nombreuses productions fameuses tel l'oignon de Trébons, le haricot tarbais, le porc noir de Bigorre, le mouton de Barèges-Gavarnie, le vin de Madiran, le gâteau à la broche, la tourte de Bagnères de Bigorre, le fromage de brebis et de chèvre…

L’activité industrielle se concentre dans la plaine de Tarbes, autour de Lourdes, Lannemezan et Bagnères-de-Bigorre. L'agglomération tarbaise et Bagnères-de-Bigorre s'illustrent dans le secteur ferroviaire. Alstom Transport possède un site à Séméac. Entre Lourdes et Tarbes, Ossun abrite plusieurs entreprises tournée vers l'aéraunotique. EADS y fabrique des jets privés. TARMAC démantèle des avions. Lannemezan s'est tournée vers l'industrie chimique. Enfin, SEB possède un site à Lourdes.

Le thermalisme et/ou le thermoludisme ont une importance économique considérable à Bagnères-de-Bigorre, Barèges, Argelès-Gazost, Cauterets, Capvern et Loudenvielle.

Le tourisme constitue la première activité économique. Il s’est développé autour de Lourdes, centre de pèlerinage, des stations de ski, telle la station du Tourmalet, ou encore des sites tels le cirque glaciaire de Gavarnie, de réputation mondiale, ou l’observatoire du pic du Midi de Bigorre..

 

HABITAT :

En Bigorre, l'habitat traditionnel est à situer d'abord dans un contexte de polyculture céréalière et d'élevage. Si dans les plaines l'habitat est groupé en villages, sur les plateaux il est dispersé.

Le centre de l'exploitation rurale y est la ferme à cour fermée. Celle-ci comprend une maison d'habitation ou ostau caractérisée par son plan rectangulaire sur un à deux niveaux, ses murs de moellons ou galets, un toit pentu à deux versants et à deux croupes. Sa façade, souvent parée d'encadrements en pierre, regarde au sud, au sud-est ou à l'est selon le cas et est disposée perpendiculairement à la rue. Elle donne sur une cour fermée ou parquié dont l'entrée se fait par un portail monumental ou portau. S'ordonnent autour d'elle les bâtiments d'exploitation soit grange, étable, poulailler ou porcherie…

Les maisons des fermes les plus riches, liées à l'essor de l'économie rurale, sont conformes au modèle bourgeois ou urbain des XVIIIe siècle et XIXe siècle, et marquées par des façades à deux niveaux à ordonnance symétrique, des parements de pierres d'autant plus riches, une toiture monumentale percée de lucarnes et couverte d'ardoises. Un balcon d'honneur peut se dresser au-dessus de l'entrée.

À un niveau social inférieur, on trouve une maison d'habitation n'ayant qu'un rez-de-chaussée sous un grenier. Les pièces se distribuent en enfilade à partir de la salle commune.

Dans les hautes vallées pyrénéennes, tournées vers la vie pastorale, l'habitat est regroupé en villages et la ferme à cour fermée tend à disparaître, à l'exception de la vallée du Lavedan où, dans les hameaux, la maison du bailli (occitan : eth bayle) reste fortifiée et défendue par un portail-fort(occitan : hortal). Les types de maisons du bas-pays sont concurrencés par des maisons de montagne, de plan allongé, associant, sous un même toit, locaux d'habitation et locaux d'exploitation. L'existence de balcons sous toit longeant l'entière façade pour les maisons à étage est à noter.

Les toits de chaume s'observent encore dans la vallée de Campan.

 

Dans les pâturages d'estive des hautes vallées béarno-bigourdanes, les bergers construisaient des cabanes en pierre sèche, appelées capane, de plan rectangulaire. Placées au milieu d'un enclos en pierre sèche où les moutons passaient la nuit et dits coueilas ou cuyalas ou encore courtaous, elles sont aujourd'hui en ruine sauf le courtaou de La Lit à l'extrémité de la vallée de Lesponne (en partie reconstruit par un amoureux des courtaous).

Les vins de Madiran et de Pacherenc

L'Eglise de Mazères

Castelnau Rivière Basse

Madiran, son Eglise et sa Crypte

Hagedet et sa Motte Féodale

Lascazères et son Eglise

Sombrun, son Château, son Abreuvoir

Lahitte-Toupière